Le jardinier en 100 citations

de Xénophon à Gilles Clément

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Le jardinier en 100 citations

Le jardinier en 100 citations

€19.00

En librairie le 14 mars 2017

160 x 205 mm, nombreuses illustrations n&b

160 pages, 19 euros

979-10-93104-14-0

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Jardiniers topographes de la cour impériale, Potsdam, Allemagne, début du xxe siècle.

Le jardinier en 100 citations

de Xénophon à Gilles Clément

textes sélectionnés et commentés par Yves-Marie Allain

 

Un rebord de fenêtre, une cuisine transformée en serres, une allée, un jardinet, une cour, un parc, une vue sur un square… Ne sommes-nous pas tous un peu jardinier ?

Mais qui est ce jardinier ?

Amateur ou professionnel, acteur principal de nos jardins, personnage central du rapport de l’homme à la Nature, personnage complexe aux multiples facettes qui a traversé époques et civilisations, il se devait d’avoir un ouvrage qui ne parle que de lui.

Plus de 60 auteurs, de Xénophon à Gilles Clément, en passant par Olivier de Serres, la Quintinie, Chambers, Diderot, Čapek et Orsenna nous font découvrir le jardinier dans son intimité mais aussi dans cette extravagance à vouloir se plier à la Nature tout en la domptant.



Extrait de l'introduction


Le jardinier a bien compris que rien ne sert de se précipiter, rien ne sert de transgresser les règles du déroulement des saisons, il faut les connaître, les respecter même si la science les explique. Le jardin est un espace de nature contrôlée, voire soumise, sous la responsabilité du jardinier qui décide de la vie, de la survie, de la mort des plantes qui s’étalent devant lui. Le choix du bourgeon sauvegardé, de la branche supprimée, engagent non seulement l’avenir du végétal, sa forme, son volume, son aspect, mais aussi le devenir de sa place dans le paysage et l’image du jardin. Un acte pour l’avenir.
«  Démiurge séducteur, être difforme et malhabile, il reste un personnage finalement aussi évanescent et mystérieux que le lieu dont il a la charge » ; mais qui est réellement ce personnage qui a traversé les siècles et les civilisations, est-il vraiment un démiurge ou au contraire un homme sage ? Les textes choisis fournissent une partie des clés de lecture même si l’on retrouve rarement le portrait qu’en fait une certaine littérature plus allégorique que descriptive.

Ainsi que l’écrit avec un certain humour l’auteur tchèque Karel Čapek, « contre toute attente, le jardinier ne sort pas d’une graine, ni d’un bourgeon, ni d’un oignon, ni d’un bulbe, ni d’un provin : il devient jardinier avec l’expérience, sous l’influence du voisinage et des conditions naturelles ». Étant « indubitablement un produit de la civilisation et pas du tout de l’évolution naturelle. »


Quel

Quelques citations

Gilles Clément, Le jardin planétaire, réconcilier l’homme et la nature, 1999.
«Le jardinier et la plante ne sont pas des amants isolés dans le paysage. La terre qui les porte grouille de vie. La connaissance de la multiplicité du vivant permet de jardiner en harmonie avec la nature, où que l’on soit sur la planète. »


Pierre Donadieu, La Société paysagiste, Actes Sud, 2002.
« En empruntant aux langages de l’art comme aux formes de la nature sauvage (la première nature) ou cultivée et aménagée (la seconde nature), les jardiniers et les paysagistes – comme les jardinistes du XIXe siècle – ont réinventé une troisième nature, organisée par la raison des géomètres et des architectes à l’époque du jardin régulier, inspirée de l’art pictural à l’époque du jardin sensible. »

Michel Tournier, Le vent Paraclet, 1977, p. 301.
« Dès qu’on parle de jardin, il convient de dépasser la géométrie plane et d’intégrer la troisième dimension à notre méditation. Car l’homme-jardin par vocation creuse la terre et interroge le ciel. Pour bien posséder, il ne suffit pas de dessiner et de ratisser. Il faut connaître l’intime de l’humus et savoir la course des nuages. Mais il y a encore pour l’homme-jardin une quatrième dimension, je veux dire métaphysique. »

Le prince Charles Joseph de Ligne, 1781.
« Plus de bon sens en Angleterre, moins d’ordre en France, moins d’architecture en Italie, plus d’esprit en Hollande, plus de soleil en Russie, plus d’arbres en Hongrie, plus de gazon en Allemagne, plus de richesse en Suisse, plus de goût partout, voilà ce que je souhaite aux jardiniers de tous ces pays-là. Outre cela, de la poésie, de la philosophie, des sacrifices à la nature. C’est la nature elle-même qui doit être l’autel et l’offrande. »

 

 

L'AUTEUR

Ingénieur horticole, paysagiste DPLG, Yves-Marie Allain fût le directeur du Jardin des plantes de Paris et de l’Arboretum de Chèvreloup (Muséum national d’histoire naturelle) pendant plus de dix ans. Il est l’auteur ou co-auteur de nombreux ouvrages dont L’art des jardins en Europe (Citadelles & Mazenod), Une histoire des jardins botaniques (éditions Quae), Les serres, le génie architectural au service de la plante (Actes Sud), D’où viennent nos plantes ? (Calmann-Lévy), La fleur dans l’art des jardins (éditions de la Martinière)…

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